mercredi 4 novembre 2026

Au ciné avec Amnesty - Le passage - mardi 8 décembre 2026

Affiche LE PASSAGE

Grâce à un partenariat avec l'association Art et Essai cinéma Excelsior , nous vous invitons à nous rejoindre lors de la projection du film  " Le passage " de Brandt Andersen

Syrie, 2015. Cinq personnages – une médecin, un soldat, un passeur, un poète, un sauveteur – voient leurs destins se mêler dans un périple de tous les dangers sur le chemin vers la liberté.


Deux séances  - Un moment de convivialité autour d'un pot après la deuxième séance 

Le mardi 8 décembre 2026  

18h et 20h30

Réservation conseillée

Au Cinéma Excelsior - Nova Ciné 46 Quai de la Résistance, 88100 Saint-Dié-des-Vosges 

 

 

Pourquoi Amnesty International France soutient ce film ?

Le Passage aborde la question du parcours migratoire à travers l’histoire liée de cinq personnes, en plaçant leurs trajectoires individuelles au centre du récit. Il s’éloigne ainsi des représentations simplifiées, souvent déconnectées des réalités vécues, pour redonner une dimension concrète et humaine à des parcours fréquemment réduits à des chiffres ou à des catégories.

À travers ces personnages se dessinent des enjeux essentiels, au cœur du travail d’Amnesty International : les raisons poussant des personnes à fuir leur pays pour échapper aux conflits, aux persécutions ou à la perte de leurs moyens de subsistance ; les conditions souvent dangereuses et précaires des routes migratoires ; la réalité des camps de réfugié·es, souvent pensés comme temporaires mais qui s’inscrivent dans la durée ; ainsi que le rôle des réseaux de passeurs, prospérant en grande partie en raison de l’absence de voies sûres et légales.

Face à ces constats, Amnesty International appelle à la mise en place et au renforcement de voies de migration sûres et légales, permettant d’éviter que des personnes soient contraintes de recourir à des itinéraires dangereux. Cela inclut notamment des dispositifs d’asile accessibles, des visas humanitaires, des possibilités de regroupement familial ou encore des voies de réinstallation. Toute personne, quel que soit son statut, doit pouvoir accéder à ses droits fondamentaux, notamment aux soins, à l’éducation et à une protection effective contre l’exploitation et les abus. Dans le prolongement de ces thématiques, ce récit nous invite à explorer d’autres réalités.

Renvois : Les forces grecques arrêtent violemment et illégalement des groupes de personnes en exil avant de les renvoyer sommairement en Turquie, au mépris du droit de l’UE et du droit international. Ces violences bafouent l’interdiction des traitements inhumains ou dégradants, certains s’apparentant à de la torture. Frontex, pourtant tenue de prévenir ces violations, y participe activement : elle repère les personnes qui tentent la traversée et alerte les garde-côtes, qui les interceptent et les renvoient vers des pays où ils risquent la détention arbitraire et la torture.

Les entraves au sauvetage en mer : La Méditerranée est le passage migratoire le plus dangereux au monde. Des États européens ont développé une politique d’entrave aux ONG en bloquant les navires humanitaires dans les ports, et en poursuivant pénalement les sauveteurs.

Criminalisation de la solidarité : Des personnes ont été menacées et poursuivies pour être venues en aide à des personnes étrangères, afin de dissuader d’autres citoyen·ne·s de manifester leur solidarité et décourager les réfugié·e·s souhaitant venir en Europe.

Ainsi, Le Passage résonne comme une invitation à regarder autrement les parcours d’exil, en replaçant l’humain au centre des débats. 


 

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